Romans

Le mystère Henri Pick – David Foenkinos

Après ma précédente lecture, il me fallait du plus léger, d’où le choix de ce livre…

Ce que ça raconte :

Quelque part en Bretagne, un bibliothécaire a consacré une étagère aux livres refusés par les maisons d’éditions. Quelque temps après sa mort, l’étagère est toujours là, et une éditrice y découvre un livre, bon, qu’elle décide de publier. Le problème c’est l’auteur : qui est-ce? Un pizzaïolo de la ville? L’enquête commence…

Ce que j’en pense :

En préambule il faut que je le dise, je n’ai jamais lu un seul livre de cet auteur bien connu auparavant. Je ne sais donc pas si c’est son style habituel, ou un écart.

Malgré tout, j’ai vraiment apprécié. Je souhaitais un livre qui repose, qui amuse, mais qui donne quand même un petit challenge, une envie d’aller au bout, et celui ci est parfait pour ça. Je l’avoue, j’ai pouffé à certains endroits, parce que c’est drôle. L’auteur se base sur beaucoup de chose de la « vraie vie », des auteurs connus, des maisons d’éditions dont la sienne qui en prennent pour leur grade, les habitudes des auteurs, ou des petites gens. Il critique, met en lumière, avec drôlerie et tendresse.

Mais ça n’est pas que ça, il y a aussi de l’amour, de la réussite, de l’échec, de la tristesse. C’est suffisamment bien écrit pour qu’on est envie de lire jusqu’au bout, mais suffisamment accessible pour qu’on ne se dise pas « ah ces auteurs pédants, c’est agacant! ». J’ai aussi beaucoup apprécié le principe des notes de bas de pages, qui, au lieu de faire étalage de culture et de choses dont on se moque parfois (« en français dans le texte », je m’en moque un peu), servent juste à compléter le texte ou les pensées du personnage. C’est amusant.

Voilà c’est le mot, c’est un livre amusant. Pas amusant comme les blagues de Toto, amusant de telle façon qu’on peut dire « si tu veux passer 2h sympa, ce livre peut te convenir ».

Et vous,

Vous en avez lu des Foenkinos? C’est le même style, ou c’est un essai d’autre chose? C’est pour savoir si je le note dans les « à explorer ».

Publicités
Romans

Chanson douce – Leïla Slimani

J’ai mis du temps à bien vouloir l’ouvrir ce livre. On m’y a poussé, je m’y suis préparé et puis…

Ce que ça raconte :

Louise, la nounou, a tué les enfants qu’elle gardait. Mais pourquoi?

Ce que j’en pense :

Ce livre dit tout dès les deux premières pages. Aucune surprise, c’est horrible, vraiment. C’est pour ça que je ne voulais pas l’ouvrir, ces deux premières pages, ce préalable à l’histoire, cette nounou qui tue les 2 petits, un presque plus bébé et une presque grande fille. Et ces deux premières pages sont vraiment percutantes. Il m’a suffit de quelques lignes pour avoir cette sensation d’être oppressée, tendue, angoissée, retournée, renversée. Cette sensation qui a duré les 240 pages du livre. Parce qu’après ce choc, l’auteur déconstruit ou construit l’histoire je ne sais pas, pour que peut être on puisse comprendre, se dire « peut être que tout aurait pu être différent ». Peut être, mais les enfants sont morts, et l’histoire y menait.

J’ai trouvé ce livre magnifique. Dans la façon d’écrire, ça se lit simplement, clairement, pas de phrases à rallonges, pas de mots ampoulés, une écriture simple mais qui nous rentre totalement dans cette vie. Mais aussi dans le fond. Si les choses sont dites, elles sont aussi suggérées. Si certains sentiments sont difficiles à comprendre, d’autres sont tellement proches de nous. Et l’on a beau savoir dès les toutes premières pages l’issue fatale, sait-on vraiment à quel moment les choses basculent? Au cours du livre, parfois, on se dit juste qu’une main tendue aurait pu changer les choses. Et encore, certaines se sont tendues mais pour quoi…

J’ai attendu longtemps pour le lire. 2 ans. A ne même pas comprendre comment on pouvait apprécier un livre qui commençait par la mort de deux enfants. Ce qu’on pouvait même retirer de cette lecture. Maintenant je sais. Un uppercut. Un coup de poing de la psyché humaine. Une violence de ce qu’est l’autre quand il ne nous montre pas tout. Et ce désespoir qu’on refuse de voir.

Je vous dis comme on me l’a dit : passez au dessus du sujet qui a l’air tellement difficile, dépassez vaillamment ces deux premières pages d’une violence inouie. (J’y peux rien j’ai des enfants, et presque de cet âge en plus, c’est tellement difficile de ne pas s’y référer…), et lisez le. Il est vraiment bon.

Et vous,

Il y a des livres que vous craignez de lire?

Romans

Fief – David Lopez

Parfois, t’écoutes France Inter et tu te sens super intelligent, prête à lire tous les bouquins qu’ils proposent. Et l’an dernier, à force d’entendre plein de pub sur celui ci, je me suis dit, vas-y il a l’air génial! Ben…

Ce que ça raconte :

Jonas, gars d’une sorte de banlieue pavillonnaire, son fief, et ses potes. Ils fument, ils boivent, il boxe parfois, ils rouillent, la plupart du temps…

Ce que j’en pense :

« Je voulais écrire ce qu’on fait quand on ne fait rien. » disait l’auteur dans un entretien que j’ai lu. Ben quand on fait rien, on se fait chier, et ben c’est hyper bien retranscrit. Je me suis rarement autant ennuyée en lisant. D’ailleurs, je me demande toujours pourquoi j’ai pas arrêté après les 30 premières pages, la curiosité je suppose. L’envie de comprendre pourquoi CE livre avait reçu le prix France Inter 2018. Je crois que j’ai compris. Pas parce que c’est un bon livre, punaise c’est pas le cas, mais parce que je suis certaine qu’un bonne partie du jury a du avoir l’impression de s’encanailler en lisant. « Ah, c’est intéressant comment parlent les petits jeunes de banlieues », même si c’est pas la banlieue. « Ah mais c’est comme ça qu’on fume de la drogue? C’est un peu étrange non? ». Tu m’étonnes, 15 pages sur comment rouler un oinj… Oui parce que c’est bon, moi aussi je parle le jeune du fief, enfin, le jeune vieux, le 20-25 ans. Alors c’est très bien retranscrit, ça doit faire un voyage pour les CSP+ dans un autre monde. Moi ça m’a juste rappeler mes 20 ans, quand je fouillais chez les potes, enfin, pas comme eux parce que moi j’étais une fille. Y’a pas de filles dans ce bouquin, y’a pas de filles quand t’as 20 ans dans ces coins là. Y’a des te-pu, y’a ta femme quand tu t’es trouvé une copine stable, et le reste, y’en a pas. Mais perdre mon temps, je l’ai fait à 20 ans, j’ai pas envie de le relire 10 ans plus tard.

Maintenant que j’ai bien râlé sur le fond, passons à la forme. Au début je trouvais ça étrange, extrêmement inégal, des moments écrit comme un pied, et d’autres pas si mal. Je donne une bonne note aux deux derniers chapitres qui racontent un combat de boxe, ils sont vraiment bon. Mais le reste… Alors j’ai cherché un peu. Ce livre a été écrit lors de cours d’un master de création littéraire que l’auteur a suivi. Et bien ça se sent tellement, trop d’exercices de style, trop de passages qui sentent la recherche de style, d’expériences. Pourquoi choisir ce livre pour un prix quand ce n’est qu’un assemblage bancal?

Je ne crois pas pour autant que l’auteur ne soit pas talentueux. Mais j’espère que les deux derniers chapitres de ce livre sont les deux premiers d’une œuvre plus équilibrée, plus fouillée, plus vivante…

Et vous,

vous l’avez lu, vous comprenez les bonnes critiques?

Romans

Une affaire de famille – Hirokazu Kore-Eda

Comme je vous le disais précédemment (« previously, in Stephalivres » ah ah ah), je ne vais pas au cinéma. Trop cher, personne pour s’occuper des enfants, j’attend la télé. C’est vous dire si les palmes d’or et autres récompenses me passent au dessus. Je viens d’aller vérifier, le dernier film « palme d’or à Cannes » que j’ai vu, c’est « Dancer in the Dark ». 2000. Et encore, je l’ai regardé parce que j’ai une amie fan de Björk, sinon….

Mais comme en ce moment y a un truc entre les livres et les films, voici donc le livre du film palme d’or 2018. Merci JC Lattès et Netgalley France!

Ce que ça raconte :

Nobuyo vit avec son mari Osamu chez la grand mère Hatsué, avec un fils Shôta, et une tante, Aki. Un jour qu’Osamu et Shôta rentre de leur « travail » (dérober des produits dans des supérettes), ils tombent sur Juri, 5 ans, assise au pied de son immeuble, et l’emmènent avec eux. Mais la question essentielle est : qu’est ce qu’une famille?

Ce que j’en pense :

Je ne sais pas si je verrais un jour le film, mais ce livre est beau. Rempli de questions, rempli de sentiments. Vous ne rentrerez pas dedans en vous disant « ah c’est facile, ce sont eux les méchants, eux les gentils ». Loin de là, c’est une question d’humanité, et de moralité, alors, tout est en gris.

Bien sûr, il y a un twist magistral dans le livre, dans le film aussi j’imagine. Et je suis bien curieuse de savoir comment il est amené dans les images, parce que dans le livre, c’est très joliment amené, tout en douceur, l’auteur nous fait changer d’état d’esprit sans forcer, petit à petit, jusqu’à ce que tout soit chamboulé. Ça n’est pas LE CHANGEMENT, celui qui te fait dire « ah l’auteur se moque de moi là, il m’a manipulé pour cette chose grosse comme une maison? ». C’est tellement subtil, qu’on a l’impression que c’est juste nous qui avons mal interprété.

Voilà, si comme moi vous n’allez pas au cinéma, ou alors si vous y allez mais que vous trouvez que les récompenses parfois c’est du n’importe quoi, à la rigueur, lisez le livre, comme ça, personne ne vous imposera les images que vous vous créerez, et vous verrez, c’est suffisamment bien écrit pour en ressortir aussi un peu doux amer. Je crois que c’est une dimension asiatique, cette façon de faire des entre deux, mais c’est tellement agréable parfois…

Et vous,

Vous avez remarqué ce fonctionnement un peu différent dans les livres étrangers?

Romans

Au bout des doigts – Gabriel Katz

Pour une fois, moi qui ne vais jamais au cinéma, je vais être totalement raccord avec les dernières sorties, je suis ravie, grâce à Fayard et à Netgalley France, je suis aux premières loges!

Ce que ça raconte :

Mathieu, la vingtaine, La Courneuve. Le voilà qui se fait prendre en flagrant délit dans un casse foireux. Mais Mathieu a aussi un talent au bout des doigts : il joue du piano…

Pierre, la cinquantaine, Paris. Perdu dans sa vie après un drame, il rencontre Mathieu. Et se dit que peut être, par une pirouette, il pourrait le faire entrer au conservatoire, ce paumé aux doigts d’or…

Ce que j’en pense :

Ce livre est l’adaptation en roman d’un film qui sortira fin décembre. C’est très rare que je lise les livres qui fonctionnent dans ce sens. Ça me rappelle les adaptations en roman de la série « Buffy contre les vampires » de quand j’étais jeune. De la sous littérature voyez vous (j’étais élitiste à 14 ans…). Mais ça fait bien longtemps que je ne vais plus au cinéma, et au début j’étais pas totalement sûre d’avoir compris le sens d’adaptation. Film au livre, livre au film? Je crois que ça c’est fait en parallèle. Et j’ai bien fait!

L’écriture est très agréable, ça se lit tout seul, en quelques heures, comme lorsqu’on regarde un film, réellement. On s’attache aux personnages, un peu caricaturaux (?) parfois, mais quand même, on veut en savoir plus, même si c’est cousu de fil blanc.

Parce que voilà l’unique reproche que je ferais à ce livre : c’est cousu de fil blanc, on n’a pas de grande surprise, de gros twist en le lisant. C’est pas le but, bien sûr, mais lorsqu’on lit le pitch « un gamin des banlieues joue du piano, un bourgeois de paris le prend sous son aile », qu’on sait que c’est français et de 2018, on sait déjà comment ça va fonctionner. Alors si ce genre d’histoire vous agace ( « les grands esprits », plus vieux « la famille bélier » etc.) passez directement votre chemin.

Mais si vous aimez les belles histoires de rédemption, qui donnent espoir dans la bonté des âmes et des gens, alors c’est un bon roman pour vous.

Étant donné que le film sort bientôt, je suis aussi allée jeter un œil sur La bande annonce .

Je suis curieuse de voir ce que donnera l’intégration de la musique dans le film, en revanche, en lisant le livre, c’est absolument pas ces gens là que j’avais en tête pour les rôles. Mais c’est comme toujours, doit-on voir les films ou lire les livres en premier pour que l’un ne pollue pas trop l’autre?

Et vous,

Cette histoire de roman en parallèle d’un film, ça vous inspire quoi?

Romans

Un élément perturbateur – Olivier Chantraine

Voici un livre qu’on m’a conseillé pour son humour, mais que j’avais longtemps mis de côté parce que le résumé était pas convaincant…

Ce que ça raconte :

Serge Horowitz, célibataire, 44 ans, vit chez sa sœur Anièce, 49 ans, célibataire. Il est employé dans une sorte de société d’audit, et est le frère du ministre des Finances. Sauf que depuis peu, il est pris de crises d’aphasie insurmontable. Et depuis peu, son frère compte sur lui pour renforcer les liens commerciaux avec le Japon. Et il plante tout. Apparaisse Laura, et plein d’autres qui vont l’aider à s’en sortir, à balayer ce petit grain de sable qui a grippé tout le mécanisme. Est-ce un mal ou un bien?

Ce que j’en pense :

Je suis circonspecte. Perplexe. Interrogative. C’est à dire que je ne sais toujours pas si j’ai aimé ou pas. C’est ennuyeux pour un livre que j’ai fini hier, n’est ce pas? Bon, bien sûr, c’est bien écrit, et plein d’humour. Caustique, l’humour, mais j’aime bien.

Après on arrive dans l’histoire proprement dite. Une histoire d’amour, une histoire d’entreprise, les deux en parallèle. L’histoire « d’amour », ou la romance je ne sais pas comment on doit dire, ça va, c’est agréable, pas trop téléphoné et quand ça l’est l’auteur sort une pirouette qui nous dit « oui je sais bien, mais c’est pas si pire! ». Il y a deux trois scènes bien senties, et moi je suis toujours un peu gênée par les scènes de sexe trop décrites. Ne me dites pas que je suis prude, y’a une scène de sexe dedans qui est indispensable à l’histoire et celle là, je ne lui en veux pas, c’est les autres…

Ensuite il y a l’histoire d’entreprise : je vais être très honnête, j’ai pas vraiment chercher à comprendre. C’est singulièrement le genre de chose qui ne m’intéresse pas, les montages financiers et compagnie. J’ai sauté toutes les pages des « Marianne » de mon grand père à chaque fois que ça parlait financement de campagne ou de parti politique, pour vous dire. (Oui parfois je me cultive avec Marianne 🙄). J’ai donc lu en diagonale, mais ça n’empêche pas de comprendre l’histoire et le fin mot de cette histoire, et l’appui est plutôt bon.

Enfin, parlons du personnage principal. Et c’est là que tout l’intérêt de ce livre se trouve à mon avis : comment l’auteur a-t-il fait pour que cet homme m’agace et m’attendrisse à tour de rôle, avec cette oscillation à chaque ligne pratiquement? Un vrai humain, parfois très drôle, parfois trop mollasson, parfois éclairé, parfois complètement con… Je crois qu’il aurait pu se passer n’importe quoi dans ce livre, juste ce personnage m’aurait suffi.

Et pour finir, je me pose une question : mais qu’a donc cet auteur contre la lorraine et les Vosges en particulier?? Je vous jure il nous en met plein la tête, pourtant c’est pas si mal, même l’accent est pas si pire (croyez moi Monsieur Chantraîne, venez écouter celui de ma Haute-Marne d’origine, c’est autre chose 😅)

Et vous,

Il y a des livres que vous refermez sans savoir vraiment ce que vous en pensez?

Romans

Le mars club – Rachel Kushner

Un livre couronné d’un prix, ça doit pas être si mal non? Alors moi je suis pas trop prix, je connais le Goncourt mais je suis pas au fait des choix des sélections, mais je me dis toujours que s’ils l’ont choisi, c’est qu’il avait quand même un minimum de chose en plus que d’autres non?

Ce que ça raconte :

Romi Hall, avec son prénom d’actrice allemande, est condamnée à deux peines à perpétuité pour avoir tué un homme. Elle est donc incarcérée, et elle nous raconte sa vie d’avant, un peu, mais on rencontre aussi toute vie à la prison. Comment vivre quand sa vie n’a plus pour perspective que 4 murs, des grilles électrifiées, et un fils qu’on ne verra plus?

Ce que j’en pense :

Pas la peine de tergiverser, quand on lit ce livre avoir vu la série « Orange is the New Black », on a totalement l’impression d’y retourner. Cette façon assez cinématographique de raconter, presque marketé pour des épisodes de 40 min. On rencontre des personnages dont on découvre la vie d’avant petit à petit, tous un peu différent, mais dans le même bateau de la prison. Pour autant, ça m’a aussi rappelé le livre « moi christiane F. » Lu lorsque j’étais jeune. Comme si c’était ma référence de comment une vie pas si terrible peut tomber au fond du trou à cause de circonstances, de rencontres, de choix plus ou moins conscients. Je crois qu’il faudrait même prévenir que certains moments sont affreux à lire, à imaginer, à comprendre. Mais peut être que c’est ainsi. Peut être que cette vérité même romancée est ainsi aux États-Unis.

C’est un livre intéressant aussi du point de vue qui est choisi : l’auteur ne fait pas tout pour innocenter ces personnages. Ils sont coupables, c’est ainsi. Mais la question est : à quel point cette culpabilité est inhérente à la personne, ou dépend-elle de la société qui les fait grandir? Et est-ce que ça justifie d’enfermer ces femmes pour toujours, voire de les tuer? (Oui on parle de la peine de mort.). Ok présenté comme ça, on dirait un roman chiant, playdoyer contre la prison. Ça n’est pas du tout ça, je le répète, c’est intéressant comme on pourrait enchaîner les épisodes d’une série.

Pour autant, je m’interroge tout de même sur un point : ce livre a été beaucoup apprécié, il a obtenu un prix, mais… A-t-il cette réussite de par son écriture, ou son histoire bien racontée, ou alors la violence qui s’y cache et le thème fait il une grande partie de la chose?

C’est une question que je me pose depuis longtemps, comme si on avait besoin de trouver géniaux des livres qui parlent de sujet violent…

Et vous,

Vous ne vous êtes jamais posé cette question là?