Dystopie·Romans

Espace lointain – Jaroslav Melnik

Oh, tiens, ça faisait très longtemps que je n’avais pas lu ce genre littéraire!

Ce que ça raconte :

A Mégalopolis, les hommes naissent aveugle, depuis des millénaires. La vie est bien organisée autour de ça, tout est prévu pour. Jusqu’à ce que Gabr retrouve la vue. Terrifiante expérience que de se rendre compte de ce cinquième sens, et de l’existence d’un espace lointain… Mais à qui expliquer ce qu’il en est, et comment trouver sa liberté lorsque toute notre vision du monde est modifiée?

Ce que j’en ai pensé :

Lorsque j’étais plus jeune, j’adorais les livres de ce genre. Non, je ne parle pas des dystopies comme « Hunger game » ou je ne sais quoi, je suis bien plus vieille que ça. Je lisais « le meilleur des mondes », d’Huxley, « 1984 », d’Orwell, « Farenheit 451 », de Bradbury. Et voilà que près de 20 ans plus tard, je retrouve dans ce livre tout ce que j’avais adoré dans les précédents. C’est vous dire si ce livre se frotte aux plus grands! Je suis toujours tellement fascinée par ces auteurs qui réussissent à construire un univers réfléchi, organisé, efficace, pour dénoncer quelques travers de société. Je suis fascinée parce que tout est réfléchi, avec une mention particulière pour les notions d’espace proche, espace lointain. Je ne veux pas trop en dire parce que ce serait déflorer le fond de l’histoire je crois.

Et puis il y a ce deuxième niveau de lecture, plus philosophique, pour tout ceux qui ont mangé et remangé « le mythe de la Caverne » de Platon en terminale. Parce que c’est exactement là qu’on est. Sur cette question de la vérité, de l’envie de la connaître, et du bonheur associé. Je ne rentrerais pas dans une explication philosophique, je n’en ai pas les compétences, mais, si l’esprit vous en dit, je crois qu’il y a une très bonne matière à réflexion dans ce livre.

Enfin, parlons de la forme. Comme je disais, j’y ai retrouvé les façons d’écrire de mes auteurs de jeunesse, tout en étant clair. Ce n’est pas une dystopie floue, ( étonnant, pour une histoire qui parle de vision…), les questions ont leur réponse, notre imaginaire de la matière, et tout peut se construire pour nous aussi, visuellement. C’est une très belle réussite.

J’ajouterais, pour tout ceux qui comme moi, ont aussi attaqué plus jeune avec « le Passeur », de Lois Lowry. Essayez celui-ci, aussi. Bien sûr, ça n’est plus un roman jeunesse, mais…Vous avez grandi, vous aussi, n’est-ce pas?

Et vous,

Les auteurs dont je parle, ils vous ont aussi marqué?

Informations :

Parution : 2018

Editions : Le Livre de poche

378 pages

 

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